Comme vous le savez peut-être, j’ai rejoint François Lavallée pour la partie bruxelloise de sa tournée européenne. Invitée à séjourner chez une amie inscrite à la formation « Libérez le génie de la langue! » le 30 octobre dans la capitale belge, je n’ai pu résister à l’envie de retourner dans cette magnifique ville (que je n’avais pas visitée depuis mil neuf cent nonante-huit, comme on dit là-bas). En bon québécois, ça faisait un bail!
Tant qu’à être là, j’ai aussi accompagné notre ami le traducteur averti à l’OTAN, où il présentait son fameux safari-photo – une conférence de trois heures super intéressante – où le maître commente différentes affiches pour faire ressortir le génie propre à chaque langue… ou parfois le traduidu résultant d’une approche administrative de la traduction (à ne pas confondre avec une approche de la traduction administrative… idiomatique! ;–).
Dire que j’ai été impressionnée par l’OTAN est un euphémisme. Le bâtiment qui abrite le nouveau siège de l’organisation d’abord : blanc, immense, qui brille comme un sou neuf sous le soleil automnal (lequel a accompagné pratiquement tout mon périple). Les gardes armés, devant ledit immeuble, qui expédient manu militari (pas pu m’empêcher) toute personne qui n’a pas d’affaire là. Les hauts gradés en uniformes, avec leurs galons, leurs médailles et autres décorations. La procédure d’entrée, formelle à souhait, détecteur de métal, contrôle des sacs et des appareils électroniques, et réquisition des passeports compris. Le badge, qu’on ne remet qu’après l’arrivée et la signature de la personne qui nous accompagne. La salle, qu’on atteint après avoir gravi un escalier majestueux, où trône une immense table de réunion entourée de sièges, dotés de deux écrans de projection et de tout le nécessaire pour l’interprétation simultanée. Et enfin, l’équipe du service de traduction : 40 traductrices et traducteurs – uniquement vers le français! – habillés en jeans troués (pas tous, pas tous!), sympas, accessibles et super contents de nous recevoir.
Voilà donc où je voulais en venir, après avoir tourné autour du pot pendant trois paragraphes.
Cet après-midi-là, comme le lendemain lors de la formation d’une journée, ce qui m’a particulièrement frappé, c’est le plaisir immense que tout le monde, y compris moi, avait de se retrouver entre collègues, en personne, pour apprendre et se perfectionner, oui, mais aussi pour échanger sur mille et un sujets qui touchent la traduction de près, de loin, ou pas pantoute. Ça m’a rappelé avec force et nostalgie qu’avant 2020, on organisait tout plein d’événements en présentiel, comme on dit maintenant, qui se tiennent depuis en distanciel (parallélisme oblige). J’avoue que c’est plus pratique – après tout, ce n’est pas tout le monde qui se déplace en Europe pour participer à deux jours d’activités – mais ça reste quand même moins enrichissant! Alors, on fait un effort et on sort???
