En 2006, dans un obscur sous-sol de Duberger, naissait Magistrad…

En 2006, dans un obscur sous-sol de Duberger, naissait Magistrad…

Cette école a failli s’appeler « Traductart ». J’avais même fait un logo de mon cru. J’aimais l’effet miroir du TRA qui devenait ART à la fin, ce qui exprimait la vision qui allait être à l’honneur dans mes cours.

Mais je n’étais pas convaincu. Je n’aimais pas la prononciation ambiguë de la fin du mot (prononcer à la québécoise? à la française? entre les deux?). Et un court sondage maison m’a indiqué que cette dénomination ne soulevait pas l’enthousiasme.

Puis j’ai pensé à MAGISTRAD. Je ne sais pas comment ça m’est venu exactement. Mais la racine magis-, qui signifie « maître », me plaisait. Il s’agissait en effet de maîtriser cet art, et de l’enseigner.

Pour le logo, cette fois, j’ai pris la peine de faire appel à une graphiste. (Je n’ai pas fait comme ces clients qui essaient de traduire leur texte eux-mêmes parce qu’ils sont bilingues…) Après plusieurs va-et-vient, on a abouti au logo actuel, dont j’ai toujours été fier.

Quelques projets de logos de Magistrad à l’origine.

Un site Web

Il me fallait aussi un site Web. Nous étions en 2006 : en matière d’Internet, ce n’était pas le même monde qu’aujourd’hui. Il n’y avait pas de sites du genre Wix ou GoDaddy à l’époque. Je connaissais un peu le html, mais de là à monter mon propre site Web…! Heureusement, je connaissais une fille de Saint-Eustache qui avait mis sur pied un site de critiques de livres. Je révisais lesdites critiques bénévolement depuis des années. C’est avec plaisir que Karine m’a donc offert de mettre sur pied mon premier site.

Bandeau d’en-tête du premier site se Magistrad

Quand les gens s’inscrivaient à un cours, je recevais tout bêtement un courriel avec les informations de base. C’est avec beaucoup de dextérité que je m’étais concocté une super-macro-commande en Word pour transformer ces quelques lignes brutes en facture en quelques clics. Je retournais ensuite la facture en pdf par courriel.

J’étais déjà travailleur autonome depuis 1989, et j’avais donc un comptable. Celui-ci avait l’habitude de traiter une ou deux factures par semaine en moyenne. Tout d’un coup, je lui en envoyais des dizaines par mois! En effet, chaque inscription à un cours correspondait à une facture, évidemment. Celle de mon comptable a légèrement gonflé. C’était prévisible.

Il fallait aussi tout inventer côté logistique. Quels sont les lieux où l’on peut donner des cours? Comment organiser tout cela? J’avais déjà suivi des formations où les participants étaient laissés à eux-mêmes le midi, et je souhaitais éviter ces désagréments à nos « apprenants ».

J’ai fait le tour des salles à louer et des traiteurs, mais rapidement, j’ai constaté que la réservation d’une salle dans un hôtel doté d’un restaurant s’avérait la formule la plus pratique – d’autant plus que je tenais à « la formule Magistrad », selon laquelle le vin serait offert (à titre facultatif mais gracieux) aux participants. Les habitués se souviennent certainement de l’hôtel Lord Berri à Montréal et du Quality Inn de Gatineau où ont eu lieu les cours pendant de nombreuses années.

Un deuxième formateur

Au début, je n’avais pas pensé organiser des cours donnés par d’autres formateurs. Mais le hasard a fait que, au printemps 2006, quand j’étais sur le point de lancer le site Web, j’ai reçu un coup de téléphone de Christian Després qui me fait savoir au fil de la conversation qu’il aimerait bien donner son cours de traduction juridique à Québec et à Gatineau mais qu’il n’avait pas de cadre pour le faire. Une petite ampoule lumineuse est apparue au-dessus de ma tête : je m’étais doté d’une infrastructure, pourquoi ne pas en faire profiter d’autres formateurs?

Le cours de Christian a donc été annoncé aux côtés du mien dès l’ouverture. Car oui, il n’y avait à l’époque chez Magistrad que deux cours en tout et pour tout! Devant le succès de l’entreprise, je proposerai les volets II et III de La traduction administrative… idiomatique! en 2007 et 2008 respectivement, et je recruterai d’autres formateurs lentement mais sûrement.

Crise de croissance et constitution en société

En 2008, Magistrad comptait déjà plusieurs cours donnés par plusieurs formateurs. Les factures fabriquées semi-manuellement se multipliaient. Je m’occupais de tout : relations avec les formateurs, avec les hôtels, encaissement des paiements par carte de crédit (au téléphone), dépôt des chèques, gestion du site Web… Et n’oublions pas que, pendant ce temps, j’étais travailleur autonome avec encore toute ma clientèle antérieure à satisfaire, et que je donnais deux cours par année à l’Université Laval!

Je n’avais pas prévu cette dérive opérationnelle. J’ai tenté d’engager une adjointe à distance, mais c’était peu concluant. Ma semaine de travail gonflait à vue d’œil, j’étais aux abois.

C’est alors que Mathieu Foltz a croisé ma route. Il venait de fonder un cabinet de traduction, encore modeste et inconnu. Il souhaitait lui faire prendre son essor en embauchant un formateur qui serait apte à faire progresser ses jeunes talents. Il me proposait le poste. J’ai longtemps hésité à abandonner un statut de travailleur autonome auquel je tenais beaucoup, mais l’occasion était trop belle : Mathieu était un véritable entrepreneur et proposait de prendre en charge tous les aspects administratifs de Magistrad. J’ai accepté. Nous avons constitué l’entreprise en société, et Mathieu s’est chargé de faire moderniser mon site Web et de trouver une personne pour les tâches administratives. Je pouvais enfin respirer.

Croissance

Magistrad a ensuite pris son essor. J’étais agréablement surpris de constater à quel point nos cours étaient en demande. Nous donnions plusieurs dizaines de cours à plusieurs centaines de personnes chaque année. Nous organisions nous-mêmes des séances à Québec, Montréal et Gatineau (et, pendant quelques années, en Estrie et à Toronto). Mais nous étions aussi invités à répétition, soit par des employeurs, soit par des associations, à Halifax, Moncton, Fredericton, Toronto, Regina, Edmonton, Vancouver, Whitehorse, Yellowknife…

J’ai aussi été invité au siège de l’ONU à New York (pour animer des formations en traduction, pas pour représenter le Canada à l’Assemblée générale!), et j’ai aussi donné des formations à distance à l’équipe de Genève. Dernièrement, notre formateur Joachim Lépine a été invité à l’OTAN.

Recrutement

Je recrutais un ou deux nouveaux formateurs par année, généralement parce que je les connaissais personnellement et je savais qu’ils avaient beaucoup à apporter à la profession.

Je pense notamment ici à Serge Quérin, que j’avais vu en conférence et que j’ai harcelé pendant des années pour qu’il monte un cours de traduction médicale. Serge étant extrêmement occupé, il s’est fait tirer l’oreille mais a fini par accepter. Encore aujourd’hui, sa connaissance pointue du domaine et du vocabulaire médical s’avère inestimable pour notre profession grâce au cours qu’il donne dans le cadre de Magistrad.

Je me souviens que j’ai dû faire preuve du même acharnement avec Luc Labelle, auteur de l’impressionnant Les mots pour le traduire. Lorsque j’ai communiqué avec lui, il était en poste à l’étranger pour l’ONU. Je suis tout de même resté en contact et j’ai insisté pour qu’il se joigne à l’« écurie Magistrad » lorsque j’ai appris qu’il était rentré au Canada. Ce fut l’origine de ses fameux cours Les mots incontournables, qui remportèrent un immense succès.

Je pense aussi à Maurice Rouleau, avec qui j’ai pris contact après avoir lu un article de lui qui m’avait impressionné. Il fut un temps le formateur vedette de Magistrad.

Je ne peux non plus ne pas citer le cas très particulier de Marc Lambert. Marc était un simple participant parmi vingt autres dans un cours que je donnais à Montréal. Il avait assisté à mes trois cours, donnés trois jours d’affilée. J’avais été tellement impressionné par l’intelligence de ses commentaires que, dès mon retour à Québec, je lui ai écrit pour lui offrir d’être formateur pour Magistrad. Je ne savais rien d’autre de lui. Depuis, Marc a donné de nombreux cours fort appréciés à Magistrad, mais il a aussi participé à diverses éditions de « On traduit à » et a été un conférencier remarqué à l’OTTIAQ. Lui aussi apporte énormément à la profession.

Mes excuses à la trentaine d’autres formateurs que je n’aurai pas nommés ici : ceci n’est qu’un article de blogue qui s’avère déjà trop long. Je trouvais que ces quatre cas étaient dignes de mention pour exposer dans quel esprit j’ai bâti Magistrad. Mais bien que les conditions de recrutement n’aient pas toujours été aussi singulières, je suis fier et heureux de l’apport de chaque formateur et chaque formatrice de Magistrad, qui ont indéniablement contribué au succès de l’école.

L’Europe visite le Québec

Une des activités les plus réussies de Magistrad réside sans doute dans la session qui avait été mise sur pied à Québec et à Montréal spécialement pour un groupe d’une vingtaine d’Européens venus de France et de Grande-Bretagne pour l’occasion. C’était en 2018. Dix cours offerts par quatre formateurs en deux semaines! J’en ai profité pour organiser un 5 à 7 où j’ai livré un exposé sur le français québécois, et nous nous sommes en outre payé une soirée au Ciel!, le restaurant tournant au sommet du Concorde à Québec. Un événement mémorable! (Un merci tout particulier à Anne de Freyman, qui en a eu l’idée.)

Cours asynchrones et changement de plateforme

C’est en 2019 que nous avons lancé nos cours asynchrones, sur la plateforme Didacte, une entreprise de Québec. À partir de ce moment, nous avions donc deux plateformes : une pour les cours synchrones et une pour les cours asynchrones, ce qui n’était guère pratique. Nous avons donc fusionné le tout en passant à la plateforme uxpertise, une entreprise de Montréal, plateforme que nous avons baptisée epekhô en mémoire de Montaigne, en 2022.

La pandémie et les cours en ligne

Je me souviens que lorsque tout a fermé, en mars 2020, j’ai dit à Valérie, mon adjointe : « Annule tous les cours jusqu’à la fin avril. Ça ne durera sûrement pas plus longtemps que ça. » Évidemment, comme tout le monde, j’ai vite déchanté…

C’est alors que j’ai reçu un coup de fil salvateur de Joachim Lépine, alors tout nouveau formateur de Magistrad. Celui-ci me proposait de donner des cours en ligne.

Il faut savoir que, jusque-là, j’avais toujours résolument refusé de donner des cours à distance, même si les demandes se multipliaient de la part de participants potentiels qui se trouvaient en Europe, aux États-Unis ou hors des grands centres. Je l’avais fait une fois, pour un petit service de traduction, et j’avais trouvé l’expérience décevante. (Il faut dire que nous n’avions pas une installation optimale comme tout le monde apprendra à le faire ensuite avec la pandémie.) Mais surtout, je trouvais que cela dénaturait « l’expérience Magistrad ».

Ce n’était pas faux. Mais la pandémie ne me donnait pas le choix. Joachim avait déjà un peu d’expérience dans le domaine, et il me recommandait un consultant en la matière, soit Vincent Gagnon de Parlons données, qui s’est avéré encore jusqu’à aujourd’hui un partenaire solide.

Nous avons donc organisé nos premières séances par Zoom. Quelques formateurs ont préféré ne pas embarquer dans l’aventure à cause de la nature particulière de leurs cours, mais la plupart ont suivi le mouvement. Personnellement, j’ai fait un essai de bonne foi. Et finalement, je me suis rendu compte que c’était mieux que je ne l’aurais cru. Pour peu que les gens allument leur caméra, l’expérience s’avère même très agréable, et les interactions restent humaines et spontanées.

Les cours de Magistrad n’allaient donc pas ralentir à cause de la pandémie : au contraire, les inscriptions se sont multipliées, car on pouvait maintenant avoir des participants de partout au Canada et de l’Europe.

J’en ai profité pour faire nos premiers Facebook Live, grâce auxquels on peut maintenant assister à quelques extraits de cours sur la chaîne YouTube de Magistrad.

On traduit en ligne

J’ai participé aux séminaires « On traduit à » depuis leur institution, en 2009. Je n’avais jamais pris part à leur organisation, toutefois. Cette tradition est un peu particulière en ce qu’elle n’appartient à personne officiellement, et que les organisateurs changent souvent d’une édition à l’autre. L’instigation en revient à Chris Durban, mais Grant Hamilton en a aussi organisé plusieurs, et les éditions européennes ont été organisées par des associations.

En 2020, l’événement devait avoir lieu dans Charlevoix. Il a bien sûr été annulé, pour les raisons que l’on sait. Au début de 2021, on a conclu assez rapidement qu’il serait trop risqué de prévoir pour l’été suivant un événement « en personne » tout plein de microbes… J’ai donc décidé d’organiser, avec Magistrad, le premier « On traduit en ligne ».

Ce fut beaucoup plus compliqué que prévu, mais néanmoins un succès incontestable : alors que les événements sur place rassemblaient généralement une centaine de personnes (ce qui est déjà beaucoup!), On traduit en ligne a réuni plus de 250 personnes de partout sur la planète, du Liban à la Colombie et de l’Argentine à l’Australie, en passant par l’Afrique et, bien sûr, par les habitués d’Europe et d’Amérique du Nord.

Carte des participants à l’événement « On traduit en ligne » en 2021.

Un blogue

C’est en 2022 que Caroline Tremblay m’est arrivée avec l’idée de créer un blogue. C’était une excellente idée, mais je n’avais pas le temps de m’en occuper. Elle a pris en charge ce projet avec Christine Fournier. Ce fut le blogue Pour ceux et celles qui aiment les langues, qui compte aujourd’hui une trentaine d’articles et a été visité plus de 11 000 fois en 2023 seulement.

La relève

J’ai fondé Magistrad il y a près de 18 ans. J’étais loin de penser à l’époque que l’entreprise aurait un tel rayonnement : tout cela m’a entraîné de Whitehorse à New York! Pourtant, pendant tout ce temps, j’avais un emploi à temps plein, et pas des moindres : vice-président à la formation et à la qualité dans un cabinet de traduction de Québec qui a lui aussi connu un essor phénoménal, passant d’une douzaine d’employés quand je suis arrivé en 2009 à une centaine quelques années plus tard. Et j’ai aussi été chargé de cours à l’Université Laval jusqu’en 2018.

Tout ça pour dire que, malgré les apparences, je n’ai pas pu consacrer à Magistrad autant de temps qu’aurait pu le faire un chef d’entreprise à temps plein. Je comptais le faire en prenant ma semi-retraite à l’âge de 60 ans (automne 2023), mais à l’approche de la date fatidique, et surtout après la pandémie, les difficultés impliquées par les changements de plateformes, le changement rapide du monde de la traduction et diverses autres embûches, une certaine fatigue s’est installée et il m’est apparu que le moment était venu de passer la main.

D’ailleurs, plusieurs acquéreurs potentiels commençaient à se manifester. C’était peut-être un signe. Mélodie Benoit-Lamarre en faisait partie. Je connais bien Mélodie depuis très longtemps. Pour tout dire, je l’ai eue comme étudiante (prometteuse, faut-il le dire?) à l’Université Laval au début des années 2000. Nous sommes toujours restés en contact. Je l’ai vue mettre sur pied le cabinet de traduction Hermès, à l’époque une coopérative. Nous avons fondé ensemble, avec Zoë Blowen-Ledoux et Caroline Tremblay, l’Association des travailleurs autonomes et micro-entreprises en services linguistiques (ATAMESL), projet que j’ai dû quitter rapidement en devenant salarié peu après. Mais nous avons toujours gardé le désir de « faire des choses » ensemble. Nous nous sommes affrontés dans quelques traduels (et un « traduo »!) à l’Université Laval. Bref, lorsqu’elle a appris que je songeais à passer la main, elle manifesté son intérêt. Je sais que Mélodie et Hermès ont des valeurs qui correspondent aux miennes et à celles de Magistrad, axées sur une passion réelle de la langue, sur l’humanité et sur l’intégrité.

Et voilà. À presque 18 ans, parvenue à l’âge adulte, Magistrad prend son essor et commence une nouvelle vie.

Un bilan

Est-il nécessaire de préciser que je suis fier de Magistrad? Au début, ce n’était pour moi qu’un véhicule pour m’adonner à la passion de la traduction et de l’enseignement. Au fil du temps, Magistrad est devenue une institution qui prône, à travers ses différents formateurs, une vision bien particulière de la traduction. Un idéal qui paraît peut-être illusoire à certains (et qui l’est à certains égards), mais qui fait du bien à tout le monde.

Car s’il y a une chose que j’ai constatée en lisant et en entendant les commentaires sur mes cours, dès les premières années, c’est que si les gens aiment les cours de Magistrad, ce n’est pas uniquement parce qu’ils y apprennent des choses sur la traduction. Ils y découvrent aussi une manière de voir la traduction. Pour certains, c’est une vision qui ne leur avait jamais traversé l’esprit. Pour d’autres, c’est une vision qu’ils avaient abandonnée au fil d’un parcours où d’autres façons d’aborder notre travail, moins motivantes, prennent le dessus. Pour d’autres encore, c’est une vision qu’ils entretenaient déjà et chérissent encore, et qu’ils sont ravis de voir mise en valeur dans des cours de formation permanente.

La traduction n’est pas qu’une technique. C’est aussi un art et un mystère. Magistrad a toujours été l’expression de cette façon d’aborder de notre activité.


Liste des formateurs ayant œuvré chez Magistrad depuis 2006 (par ordre chronologique)

  • François Lavallée
  • Christian Després
  • Benoît Evans
  • Didier Féminier
  • François Gauthier
  • Pierre St-Laurent
  • Maurice Rouleau
  • Jean-Paul Fontaine
  • Robert Paquin
  • Philippe Caignon
  • Brian Mossop
  • Nancy Kleins
  • Louis Fortier
  • Marc Lambert
  • Luc Labelle
  • Sylvie Lemieux
  • Claude Bédard
  • Marie-Christine Gingras
  • Serge Quérin
  • Christine Fournier
  • Anouk Jaccarini
  • Suzanne Deliscar
  • Émilie Lévesque
  • Jeff Staflund
  • Laurence Jay-Rayon Ibrahim Aibo
  • Maria Ortiz Takacs
  • Joachim Lépine
  • Jean-François Giguère
  • Caroline Tremblay
  • Mélodie Benoit-Lamarre
  • Annie Bergeron
  • Grant Hamilton

Quelques chiffres

Je suis Pékin

Qu’est-ce que la translittération? C’est la façon d’écrire dans notre alphabet les mots qui viennent de langues qui en utilisent un autre. Ce n’est pas de la traduction.

Traduire autour du monde

Qui n’a pas rêvé de travailler à l’étranger ? Annik LaRoche Bradford, elle, a décidé de passer du rêve à la réalité. Grande voyageuse, la propriétaire d’Accent Communication est partie, en juin dernier, faire le « tour du monde » avec toute sa petite famille. Armée de son portable et de sa fidèle clientèle — qu’elle avait bien préparée…

Laisser un commentaire