đŸ·Vin et traduction : s’adapter Ă  « la langue des jeunes », mais comment?

đŸ·Vin et traduction : s’adapter Ă  « la langue des jeunes », mais comment?

Qui aurait cru que parler de cĂ©pages, de viticulture et de tonnellerie pouvait m’amener Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  la traduction?

Au Canada, Ă  part le cidre de pomme, on n’a pas exactement la mĂ©tĂ©o idĂ©ale pour dĂ©velopper une culture vinicole riche et variĂ©e.

C’est en allant en France que j’ai compris Ă  quel point le vin est important. LĂ -bas, la vigne fait partie du paysage, de l’histoire, du quotidien.

Je me suis dit : tiens, c’est un bon sujet pour un Ă©pisode de podcast!

Ce que j’ai retenu, c’est que la traduction doit s’adresser davantage aux jeunes. Pas en les infantilisant, pas en singeant leur langage, mais en reconnaissant qu’ils façonnent aujourd’hui les tendances de consommation — et donc les discours qui les accompagnent.

Le mouvement no-low (sans alcool ou faible en alcool) explose. Ça dit quelque chose sur notre Ă©poque : on veut le goĂ»t, l’expĂ©rience
 sans forcĂ©ment l’ivresse. Traduire ce concept, c’est traduire une nouvelle façon de consommer.

Cela implique de parler la langue des jeunes, d’éviter les expressions dĂ©modĂ©es, de comprendre leurs rĂ©fĂ©rences culturelles. La traduction vinicole devient alors un exercice d’adaptation, presque de sociologie linguistique.

Mais attention : il ne s’agit pas de tomber dans la caricature. On ne va pas Ă©crire : « Ce vin-lĂ  est taste, it’s giving raisin. »
Personne ne veut lire ça. Pas mĂȘme les jeunes.

L’enjeu, c’est plutĂŽt de trouver un ton qui respire la modernitĂ© sans forcer le trait. Un ton qui reconnaĂźt que le vin n’est plus rĂ©servĂ© aux connaisseurs.

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