Qui aurait cru que parler de cĂ©pages, de viticulture et de tonnellerie pouvait mâamener Ă rĂ©flĂ©chir Ă la traduction?
Au Canada, Ă part le cidre de pomme, on nâa pas exactement la mĂ©tĂ©o idĂ©ale pour dĂ©velopper une culture vinicole riche et variĂ©e.
C’est en allant en France que jâai compris Ă quel point le vin est important. LĂ -bas, la vigne fait partie du paysage, de lâhistoire, du quotidien.
Je me suis dit : tiens, c’est un bon sujet pour un Ă©pisode de podcast!
Ce que jâai retenu, câest que la traduction doit sâadresser davantage aux jeunes. Pas en les infantilisant, pas en singeant leur langage, mais en reconnaissant quâils façonnent aujourdâhui les tendances de consommation â et donc les discours qui les accompagnent.
Le mouvement no-low (sans alcool ou faible en alcool) explose. Ăa dit quelque chose sur notre Ă©poque : on veut le goĂ»t, lâexpĂ©rience⊠sans forcĂ©ment lâivresse. Traduire ce concept, câest traduire une nouvelle façon de consommer.
Cela implique de parler la langue des jeunes, dâĂ©viter les expressions dĂ©modĂ©es, de comprendre leurs rĂ©fĂ©rences culturelles. La traduction vinicole devient alors un exercice dâadaptation, presque de sociologie linguistique.
Mais attention : il ne sâagit pas de tomber dans la caricature. On ne va pas Ă©crire : « Ce vin-lĂ est taste, itâs giving raisin. »
Personne ne veut lire ça. Pas mĂȘme les jeunes.
Lâenjeu, câest plutĂŽt de trouver un ton qui respire la modernitĂ© sans forcer le trait. Un ton qui reconnaĂźt que le vin nâest plus rĂ©servĂ© aux connaisseurs.
